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Lexique d'astronomie
Les 85 mots qui reviennent dans les fiches, les légendes et les applications. Chaque définition s'ouvre par une phrase simple. Le détail vient ensuite. C'est écrit pour quelqu'un qui vient d'ouvrir son premier télescope intelligent, pas pour un astronome confirmé.
Le Cœur et l'Âme · Photographie de l'auteur · 3 h 47 min de pose, DwarfLab DWARF 3
A
- Abell
-
Catalogue de 86 nébuleuses planétaires, dressé par George Abell en 1966. Ces objets sont très faibles, et on les garde pour la fin du parcours. Le même auteur a publié un second catalogue, consacré aux amas de galaxies.
- Alignement
-
L'instrument regarde les étoiles devant lui et les reconnaît. Il en déduit dans quelle direction il pointe. Sur un télescope intelligent, l'opération est automatique et prend quelques secondes.
Voir aussi Résolution astrométrique
- Altaz
-
Abréviation d'altazimutale, l'autre nom de la monture azimutale : un axe pour la hauteur, ou altitude, un axe pour la direction, ou azimut.
Voir aussi Azimutale (monture)
- Amas globulaire
-
Boule de plusieurs centaines de milliers d'étoiles très anciennes. Elle tourne autour d'une galaxie. La Voie lactée en compte environ 160.
- Amas ouvert
-
Groupe d'étoiles jeunes, nées ensemble et encore peu serrées. Il en compte de quelques dizaines à quelques milliers. Environ 1 100 sont recensés dans notre galaxie. Les Pléiades en sont l'exemple le plus connu.
- Amp glow
-
Halo coloré dans un coin de l'image, produit par la chaleur de l'électronique du capteur. Il grandit avec la durée de pose et la température. Les capteurs récents en produisent peu, et le dark l'enlève.
Voir aussi Capteur CMOS Dark (image de)
- Année-lumière
-
La distance que la lumière parcourt en un an. Elle sert à dire la distance des objets du ciel profond. Voir un objet à mille années-lumière, c'est le voir tel qu'il était il y a mille ans.
Voir aussi Ciel profond
- Aphélie
-
Point de l'orbite d'une planète ou d'une comète le plus éloigné du Soleil, où elle va le plus lentement. La Terre y passe début juillet : en 2026, le 6 juillet à 19 h 31, heure légale française, à 1,017 unité astronomique, soit environ 152 millions de kilomètres. C'est le plein été de l'hémisphère nord : la distance au Soleil ne fait pas les saisons.
Sources :
Voir aussi Périhélie
- Ascension droite
-
La première des deux coordonnées qui situent un objet dans le ciel. C'est l'équivalent de la longitude, projeté sur le ciel. Elle se compte en heures, minutes et secondes, de 0 à 24 h.
Voir aussi Déclinaison
- Astéroïde
-
Petit corps rocheux ou métallique qui tourne autour du Soleil, reste de la formation du Système solaire il y a environ 4,6 milliards d'années. La plupart circulent entre Mars et Jupiter, dans la ceinture principale. Il n'a pas l'activité d'une comète : ni chevelure ni queue. Au télescope, il a l'air d'une étoile, et ne s'en distingue que parce qu'il se déplace devant elles.
Source :
- Astre
-
Tout corps céleste naturel : étoile, planète, satellite comme la Lune, astéroïde ou comète. Le mot écarte ce que l'homme a lancé, satellites artificiels et stations spatiales.
- Azimutale (monture)
-
Monture qui bouge de haut en bas et de gauche à droite. On dit aussi altazimutale, ou altaz. Elle est simple et compacte. Mais elle fait tourner le champ au fil de la nuit, si bien que les poses unitaires restent courtes, sauf si un dérotateur de champ suit cette rotation pendant la pose : avec le sien et son autoguidage, le DWARF Draco est annoncé à 300 secondes par pose. Les Vespera de Vaonis, sans dérotateur, gardent des poses où la rotation ne se voit pas, et la rattrapent à l'empilement.
Sources :
Voir aussi Équatoriale (monture) Rotation de champ
B
- Bias
-
Nom anglais de l'image d'offset, pour exactement le même objet. Le mot circule en français parce que les logiciels de traitement sont en anglais et appellent ainsi ce lot de poses. Un second sens existe, sans rapport avec le calibrage : le biais de Malmquist, qui fait que, loin, on ne détecte plus que les objets les plus brillants.
Lire la définition complète
En astrophotographie : l'image d'offset
En imagerie numérique du ciel profond, le bias est une image de calibration essentielle pour nettoyer les clichés bruts.
Ce que c'est : le bruit de lecture électronique que génère le capteur, CCD ou CMOS, au moment exact où il transmet les données de l'image. Même dans le noir absolu et avec un temps de pose nul, le capteur n'affiche pas une valeur de 0 sur ses pixels : il applique un léger décalage constant, le biais, accompagné de petites variations électroniques.
Comment le réaliser : on prend entre 20 et 50 photos dans le noir total, capuchon sur l'objectif, avec le temps de pose le plus court possible de la caméra, par exemple 1/4000 s ou 1/8000 s. L'ISO, ou le gain, doit rester strictement le même que pour les photos du ciel.
Son utilité : en combinant ces images, on crée un Master Bias, que les logiciels d'empilement soustraient des images brutes pour éliminer ce signal parasite fixe.
En astronomie d'observation : le biais de Malmquist
En cosmologie et dans l'étude des étoiles, le mot désigne un phénomène de sélection statistique, décrit par l'astronome Gunnar Malmquist.
Ce que c'est : un biais de sélection, qui se produit lorsqu'on étudie des échantillons d'objets limités en luminosité apparente.
Le problème : plus un objet, étoile ou galaxie, est éloigné, plus il nous paraît faible. À grande distance, nos télescopes ne détectent donc que les objets intrinsèquement très brillants, comme les géantes ou les supernovas, tandis que les objets plus ternes deviennent invisibles.
La conséquence : si l'on n'y prend pas garde, on peut fausser les conclusions statistiques, en pensant que les étoiles lointaines sont en moyenne plus lumineuses que les étoiles proches, alors qu'il s'agit simplement d'un effet de sélection.
Voir aussi Offset (image d') Empilement
- Binning
-
On regroupe les pixels voisins par carrés, le plus souvent deux sur deux, pour n'en faire qu'un seul. L'image perd en définition mais gagne en sensibilité. C'est utile sur les objets faibles et sous un ciel médiocre.
Voir aussi Capteur CMOS Échantillonnage
- Bloat
-
Mot anglais pour le gonflement des étoiles sur une image : au lieu de points fins, elles sortent grosses et molles, entourées d'un halo. Il vient souvent d'une lumière que l'optique ne met pas au point avec le reste, l'infrarouge ou l'ultraviolet qu'un filtre UV/IR-cut aurait arrêté ; une mise au point imparfaite ou la turbulence l'aggravent. En astrophysique, le même mot qualifie des planètes ou des étoiles anormalement dilatées, sans rapport avec l'image.
Voir aussi Filtre (types de) Seeing
- Bortle (échelle de)
-
L'échelle qui dit à quel point le ciel est noir, de 1 à 9. La classe 1 est un ciel sans aucune trace de lumière artificielle ; la classe 9 est un centre-ville. On la lit à l'œil nu, en cherchant l'étoile la plus faible qu'on distingue encore. C'est ce qui explique le mieux pourquoi deux images du même objet, prises avec le même appareil, ne se ressemblent pas.
-
Classe 1, Excellent ciel noir
Magnitude limite 7,6 à 8,0 · SQM 21,76 à 22,0
Ciel vierge de toute lumière artificielle. La Voie lactée projette une ombre au sol.
-
Classe 2, Ciel noir typique
Magnitude limite 7,1 à 7,5 · SQM 21,6 à 21,75
Voie lactée très structurée, halo faible près de l'horizon.
-
Classe 3, Ciel rural
Magnitude limite 6,6 à 7,0 · SQM 21,3 à 21,6
Premiers signes de pollution lumineuse à l'horizon, zénith encore noir.
-
Classe 4, Transition rural, périurbain
Magnitude limite 6,1 à 6,5 · SQM non publiée
Dômes de pollution lumineuse visibles à l'horizon, au-dessus des villes.
-
Classe 5, Ciel de banlieue
Magnitude limite 5,6 à 6,0 · SQM 19,25 à 20,3
Voie lactée à peine discernable, halo sur presque tout l'horizon.
-
Classe 6, Ciel de banlieue éclairée
Magnitude limite 5,1 à 5,5 · SQM 18,5 à 19,25
Lumière zodiacale invisible, Voie lactée visible seulement au zénith.
-
Classe 7, Transition banlieue, ville
Magnitude limite 4,6 à 5,0 · SQM 18,0 à 18,5
Ciel gris coloré dans toutes les directions, Voie lactée invisible.
-
Classe 8, Ciel urbain
Magnitude limite 4,1 à 4,5 · SQM moins de 18,0
On lit les titres d'un journal sans éclairage.
-
Classe 9, Ciel de centre-ville
Magnitude limite moins de 4,0 · SQM moins de 18,0
Presque plus aucune étoile, hormis la Lune et les planètes.
Les 9 classes se suivent à pas constant, 0,5 point de magnitude chacune. C'est ce que montre la rangée du haut, et c'est pourquoi elle est régulière. La rangée du bas mesure la même chose avec un appareil, et elle ne l'est pas du tout. Le pas de l'œil et le pas de l'instrument ne se correspondent pas, ce qui est la raison d'être des deux mesures.
Ce que ce dessin n'affirme pas. Le creux de la rangée du bas est une absence, pas un ciel : la source qui publie les luminances coupe la classe 4 en deux et ne donne rien pour la classe entière. Je ne l'ai pas comblé. Les blocs en teinte sourde, à droite, sont des bornes ouvertes : « moins de 4,0 » et « moins de 18,0 » n'ont pas de plancher, et leur largeur est dessinée, pas mesurée. Les luminances SQM, enfin, sont données pour approximatives par la source qui les publie, et l'échelle d'origine de 2001 ne comportait pas de colonne SQM.
John E. Bortle, « Introducing the Bortle Dark-Sky Scale », Sky & Telescope, février 2001 · Wikipédia, Échelle de Bortle · Wikipedia, Bortle scale, colonne « Approx. SQM »
Voir aussi Pollution lumineuse Magnitude limite Duo-bande (filtre)
-
C
- Caldwell
-
Catalogue de 109 objets brillants, dressé par Patrick Moore en 1995. Ce sont des objets absents du catalogue Messier. C'est le bon relais quand les Messier faciles sont épuisés.
- Capteur CMOS
-
Surface sensible à la lumière, qui remplace l'œil et la pellicule. Trois choses comptent : sa sensibilité, la taille de ses pixels et son bruit. Elles décident de ce que l'instrument peut atteindre, bien plus que le diamètre.
- Champ (de vision)
-
Ce que l'appareil voit d'un coup, mesuré en degrés. La pleine Lune fait environ un demi-degré. Un champ de 3° tient donc six pleines lunes côte à côte.
- Champ apparent
-
L'angle que l'image occupe pour l'œil qui regarde dans un oculaire, par opposition au morceau de ciel réellement couvert. La distinction vient de l'observation visuelle. Un télescope intelligent n'a pas d'oculaire : sur ce site, le champ annoncé est toujours le champ réel.
Voir aussi Champ (de vision)
- Ciel profond
-
Tout ce qui se trouve hors du système solaire : nébuleuses, galaxies, amas. Ces objets sont faibles et étendus. Ils sont faits pour la pose longue, pas pour l'œil.
- Collimation
-
Réglage qui remet les miroirs ou les lentilles bien dans l'axe. Les télescopes intelligents sont scellés et n'en ont pas besoin. Seuls les gros diamètres à tube ouvert restent à régler.
- Comète
-
Boule de glace et de poussière : près du Soleil, sa glace se sublime et libère gaz et poussières, qui forment autour du noyau une chevelure, puis deux queues, l'une de poussières, l'autre de gaz ionisé, que la lumière du Soleil et le vent solaire repoussent. Elle se déplace devant les étoiles pendant la pose, si bien que l'empilement doit choisir : caler sur les étoiles étire la comète, caler sur elle étire les étoiles.
Voir aussi Suivi Empilement Temps d'intégration Messier Astéroïde
- Coordonnées équatoriales
-
Le repère qui situe un objet sur le ciel comme la longitude et la latitude situent un lieu sur Terre. Il part de l'équateur céleste, le prolongement de l'équateur terrestre, et compte deux coordonnées : l'ascension droite et la déclinaison. Elles ne dépendent ni du lieu ni de l'heure d'observation, et c'est pourquoi les catalogues les donnent.
Voir aussi Ascension droite Déclinaison Équatoriale (monture)
- Crépuscule
-
Moment où le Soleil est couché mais éclaire encore le ciel à travers l'atmosphère. On le découpe en trois selon la hauteur du centre du Soleil sous l'horizon : civil jusqu'à 6°, nautique jusqu'à 12°, astronomique jusqu'à 18°. Au-delà commence la nuit astronomique, la seule où le ciel profond le plus faible se photographie sans la lueur du Soleil.
Lire la définition complète
Les trois crépuscules, le soir Crépuscule Centre du Soleil sous l'horizon Ce qu'on en retient Civil Du coucher à 6° Jusqu'à sa fin, on se passe d'éclairage pour les activités ordinaires dehors. Nautique De 6 à 12° L'horizon reste visible, même sans Lune : les marins pouvaient encore viser les étoiles. Astronomique De 12 à 18° À sa fin, la lumière diffusée par le Soleil devient plus faible que celle des étoiles. Le matin, les mêmes tranches se suivent dans l'autre sens, de la nuit vers le lever du Soleil.
Pour un télescope intelligent, la Lune et les planètes brillantes n'attendent pas la nuit ; le ciel profond le plus faible, si. À la latitude de Paris, autour du solstice de juin, le Soleil ne descend pas jusqu'à 18° sous l'horizon : la nuit astronomique n'arrive pas, et le ciel ne devient jamais tout à fait noir.
Sources :
Voir aussi Ciel profond Magnitude limite Solstice
D
- Dark (image de)
-
Photo prise dans le noir complet, capuchon fermé, pour enregistrer ce que le capteur produit tout seul. On la retranche des vraies poses : elle emporte le courant d'obscurité, les pixels chauds et l'amp glow. Même durée, même gain, même température, car le courant d'obscurité double environ tous les 6 °C.
Lire la définition complète
Même sans lumière, un capteur photo produit un signal parasite, dû à l'échauffement de ses composants : le courant d'obscurité. Pris dans le noir total, capuchon sur l'objectif du télescope ou de la lunette, le dark capture uniquement ces défauts. On peut alors les soustraire mathématiquement des vraies images de l'espace, appelées lights, lors du prétraitement.
Ce que le dark corrige
- Le courant d'obscurité : un bruit de fond thermique global, qui s'intensifie avec le temps de pose et la température ambiante.
- Les pixels chauds, ou hot pixels : des pixels défectueux qui saturent anormalement et apparaissent sur l'image comme des points rouges, verts ou bleus très brillants.
- L'amp glow : une lueur parasite visible dans un coin ou sur un bord de l'image, provoquée par le rayonnement thermique ou électrique des circuits de lecture du capteur.
Les règles d'or
Pour que la soustraction fonctionne, le dark doit être pris exactement dans les mêmes conditions électroniques et thermiques que les photos du ciel.
- Même temps de pose : si vos images font 120 secondes, vos darks aussi.
- Même sensibilité : même gain, ou même valeur ISO.
- Même température de capteur : le courant d'obscurité double environ tous les 6 °C.
Combien en faire
Il est recommandé d'en faire entre 20 et 30 au cours de la session. Les logiciels d'astrophotographie, comme DeepSkyStacker, Siril ou PixInsight, les empilent pour créer un Master Dark propre, exempt de bruit aléatoire.
Darks, offsets et flats
Le dark fait partie du trio incontournable des images de calibration, souvent appelé DOF : darks, offsets ou bias, et flats.
Darks, offsets et flats comparés Type de calibration Conditions de prise de vue Ce qu'il corrige Importance Dark Capuchon fermé, même temps de pose, même température Bruit thermique, pixels chauds, amp glow Crucial pour les longues poses Offset ou bias Capuchon fermé, vitesse la plus rapide de la caméra Bruit de lecture électronique fixe du capteur Facile et rapide à faire Flat Devant une source de lumière uniforme (boîte à flats, ciel à l'aube) Vignettage (bords sombres) et poussières sur l'optique Indispensable pour un fond de ciel propre Les caméras refroidies
Une caméra d'astrophotographie refroidie maintient son capteur à une température fixe, par exemple −10 °C. On peut alors créer une bibliothèque de darks une fois pour toutes, chez soi, et la réutiliser pendant plusieurs mois, sans perdre de temps sur le terrain.
Sources :
Voir aussi Flat (image de) Offset (image d') Amp glow Empilement
- Déclinaison
-
La seconde des deux coordonnées qui situent un objet dans le ciel : sa hauteur au-dessus de l'équateur céleste. C'est l'équivalent de la latitude. Elle va de moins 90° au pôle sud à plus 90° au pôle nord. Comparée à votre latitude, elle dit tout de suite si un objet monte assez haut chez vous.
Voir aussi Ascension droite Latitude
- Dithering
-
On décale l'instrument de quelques pixels entre deux poses, au hasard. À l'empilement, les défauts fixes du capteur ne tombent plus au même endroit et s'effacent. Le fond devient plus propre, sans une seconde de pose en plus.
Voir aussi Empilement Amp glow
- Duo-bande (filtre)
-
Filtre qui ne laisse passer que deux couleurs très précises : l'hydrogène alpha et l'oxygène ionisé. Ce sont celles qu'émettent les nébuleuses en émission. Le filtre arrête presque tout le reste, pollution lumineuse comprise. Ces nébuleuses sortent alors en une seule nuit.
Un duo-bande ne rend pas la nébuleuse plus lumineuse : il rend le fond de ciel plus noir. Sur les 300 nm du visible, il n'ouvre que deux fenêtres étroites, O III à 500,7 nm et Hα à 656,3 nm : exactement celles sur lesquelles une nébuleuse en émission rayonne. Tout le reste est arrêté, et l'éclairage public est dans le reste : le sodium à 589 et 589,6 nm, le mercure à 405, 436, 546 et 578 nm. Aucune de ces raies ne tombe dans les deux fenêtres.
Ce que ce dessin n'affirme pas. Les deux fenêtres sont dessinées à une largeur choisie pour rester visible, pas mesurée. Seule leur position est une donnée. Un duo-bande ne sert par ailleurs à rien sur une nébuleuse par réflexion ou une galaxie, qui n'émettent pas sur ces raies.
Longueurs d'onde : Wikipédia en français, H-alpha : 656,3 nm · Wikipedia, Doubly ionized oxygen : raies interdites à 500,7 et 495,9 nm · RP Photonics Encyclopedia, Metal Vapor Lamps : raies du sodium et du mercure
Voir aussi Hydrogène alpha Nébuleuse en émission
E
- Échantillonnage
-
Le morceau de ciel que couvre un seul pixel, mesuré en secondes d'arc. Il dépend de la focale et de la taille des pixels. Trop grand, l'image manque de détail ; trop petit, on étale la même lumière sur plus de pixels pour rien. Le seeing fixe la limite utile.
Voir aussi Focale Capteur CMOS Seeing
- Empilement
-
On additionne beaucoup de poses courtes pour n'en faire qu'une seule image. Le signal de l'objet s'ajoute, le bruit se compense. C'est le principe même du télescope intelligent.
Voir aussi Rapport signal sur bruit Temps d'intégration
- Équatoriale (monture)
-
Monture dont un axe est parallèle à celui de la Terre. Le champ ne tourne plus, et les poses peuvent durer plus longtemps. Il faut en échange la mettre en station, c'est-à-dire régler cet axe sur le pôle.
Voir aussi Azimutale (monture)
- Équinoxe
-
Instant où le Soleil traverse l'équateur céleste. Ce jour-là, le jour et la nuit durent à peu près autant sur toute la Terre. Il y en a deux par an : en 2026, le 20 mars à 15 h 45 et le 23 septembre à 2 h 05, heure légale française. Dans l'hémisphère nord, le premier ouvre le printemps et le second l'automne ; au sud, c'est l'inverse.
Voir aussi Solstice Coordonnées équatoriales
- Étoile
-
Boule de gaz très chaud, surtout de l'hydrogène, qui produit sa propre lumière : en son cœur, la fusion change l'hydrogène en hélium, et la pression qu'elle entretient retient l'étoile de s'effondrer. Le Soleil est la plus proche. Sa masse décide de sa fin : naine blanche pour une étoile comme le Soleil, supernova pour les plus massives. Elle scintille parce que l'air agité dévie sa lumière, qui arrive d'un seul point ; une planète, petit disque, scintille beaucoup moins.
Sources :
Voir aussi Nébuleuse planétaire Magnitude Seeing
- Exoplanète
-
Planète qui tourne autour d'une autre étoile que le Soleil. La première autour d'une étoile semblable au Soleil, 51 Pegasi b, a été annoncée en octobre 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz, depuis l'Observatoire de Haute-Provence. On en confirme aujourd'hui plusieurs milliers, presque toutes de façon indirecte : par la baisse d'éclat de l'étoile quand la planète passe devant, ou par le balancement que la planète lui imprime. Très peu ont été photographiées.
Sources :
F
- Filtre (types de)
-
Un filtre ne laisse passer qu'une partie de la lumière, choisie par sa longueur d'onde. Certains télescopes intelligents en portent plusieurs, intégrés, qu'on choisit dans l'application ; d'autres n'en ont aucun. Les uns coupent l'ultraviolet et l'infrarouge, que l'optique ne met pas au point avec le reste ; les autres arrêtent la pollution lumineuse, plus ou moins sévèrement.
Lire la définition complète
Les filtres à large bande
VIS : le filtre de jour. Chez DwarfLab, il laisse passer le visible de 430 à 650 nm, et sert à la photographie de tous les jours.
UV/IR-cut, ou Astro : il arrête l'ultraviolet et l'infrarouge, que le capteur enregistre et que l'œil ne voit pas. Une optique à lentilles ne les met pas au point au même endroit que le visible : laissés passer, ils font gonfler les étoiles. C'est le filtre de nuit des galaxies et des amas ; chez DwarfLab, le filtre Astro va de 430 à 690 nm, ce qui garde l'hydrogène alpha, à 656,3 nm.
Contre la pollution lumineuse
CLS : pour City Light Suppression. Filtre à large bande qui arrête les raies du sodium et du mercure de l'éclairage public, et laisse passer l'essentiel de la lumière des objets célestes. Il gagne du contraste en ville sur tout le ciel profond, et surtout sur les nébuleuses en émission. Vaonis en propose un pour le Vespera, qui se loge dans le bras optique et que l'appareil détecte.
CLS-CCD : le même filtre, avec une coupure de l'infrarouge en plus. Il est fait pour les caméras qui n'ont pas de filtre infrarouge devant leur capteur ; celui d'Astronomik laisse passer de 450 à 520 nm et de 640 à 690 nm.
Duo-bande : il ne garde que deux fenêtres étroites, autour de l'hydrogène alpha et de l'oxygène ionisé, là où brillent les nébuleuses en émission. C'est le plus sélectif de tous, et il est fait pour ces nébuleuses.
Sources :
Voir aussi Duo-bande (filtre) Bloat Pollution lumineuse Hydrogène alpha
- Flat (image de)
-
Photo d'une surface uniformément éclairée, prise pour relever les défauts de l'optique. Elle montre les poussières et l'assombrissement des bords. On divise ensuite les vraies poses par elle, et le fond redevient plat.
Voir aussi Dark (image de) Vignettage
- Focale
-
Distance entre l'optique et le point où l'image se forme. Une focale longue grossit, mais rétrécit ce qu'on voit d'un coup. Une focale courte montre large.
G
- Gain
-
Amplification du signal d'un capteur, avant sa conversion en nombre. Il joue le rôle des ISO d'un appareil photo, mais ne rend pas le capteur plus sensible : il change la façon dont la charge recueillie par chaque pixel devient un nombre. Monter le gain éclaircit l'image et autorise des poses plus courtes, au prix de la dynamique : les étoiles brillantes saturent plus vite. Le gain unitaire, où un électron donne une unité numérique, est souvent un bon compromis.
Voir aussi Pixel Capteur CMOS Rapport signal sur bruit
- Galaxie
-
Ensemble de milliards d'étoiles, de gaz et de poussière, tenu par la gravité. On en distingue quatre formes : spirale, lenticulaire, elliptique et irrégulière.
- Goto
-
Fonction qui amène l'instrument sur l'objet demandé, tout seul. On choisit une cible dans une liste, l'appareil s'y rend et la centre. Sur un télescope intelligent, le goto s'appuie sur la reconnaissance des étoiles, pas sur la seule mécanique : il retombe juste même si l'appareil a été bougé à la main.
Voir aussi Alignement Résolution astrométrique
H
- Hydrogène alpha
-
Lumière rouge émise par l'hydrogène. C'est une raie, c'est-à-dire une couleur unique et très précise, à 656,3 nanomètres. Elle donne leur couleur aux grandes nébuleuses en émission. Elle traverse aussi la pollution lumineuse mieux que le reste du spectre.
I
- IC
-
Index Catalogue, le supplément du catalogue NGC, publié en 1895 puis en 1908. Il contient 5 386 objets découverts après lui.
L
- Latitude
-
Position nord-sud sur le globe. Elle décide de ce qu'on peut voir. Depuis 45° nord, tout le ciel profond du sud reste sous l'horizon.
- Lentille
-
Deux sens, sans rapport entre eux. En optique, un verre taillé qui dévie la lumière pour la faire converger ou diverger : l'objectif d'une lunette, mais aussi les oculaires et les objectifs photo. En astrophysique, une lentille gravitationnelle est une masse énorme, galaxie ou amas de galaxies, dont la gravité courbe la lumière venue de derrière elle, comme l'a décrit Einstein. Elle agrandit, déforme en arcs ou dédouble des galaxies trop lointaines pour être vues autrement.
- Lumière zodiacale
-
Lueur diffuse en forme de cône, visible après le crépuscule ou avant l'aube. C'est la lumière du Soleil renvoyée par la poussière du système solaire. Elle disparaît dès la classe 6 de Bortle : la voir est un bon test de la noirceur d'un site.
Voir aussi Bortle (échelle de)
M
- Magnitude
-
Échelle de brillance, à l'envers : plus le nombre est petit, plus l'objet brille. Cinq magnitudes d'écart font un facteur cent en éclat. Le Soleil est à −26,7, la pleine Lune à −12,7, Sirius, l'étoile la plus brillante de la nuit, à −1,46. À l'œil nu, sous un bon ciel, on descend vers la magnitude 6. C'est la magnitude apparente, vue depuis la Terre ; la magnitude absolue compare les astres à distance égale.
Sources :
Voir aussi Magnitude absolue Magnitude limite
- Magnitude absolue
-
Éclat qu'aurait un astre placé à une distance fixe : 10 parsecs, environ 32,6 années-lumière, pour une étoile ou une galaxie. Elle compare ce que les astres émettent vraiment, sans l'effet de leur distance. Ramené à 10 parsecs, le Soleil aurait une magnitude de 4,8 : une étoile modeste, visible à l'œil nu sous un ciel sans lumières. Pour une comète ou un astéroïde, la convention est autre : on le place à 1 unité astronomique du Soleil et de la Terre.
Sources :
Voir aussi Magnitude Année-lumière
- Magnitude limite
-
L'étoile la plus faible qu'on voit encore, à un endroit et une nuit donnés. Plus le nombre est grand, plus le ciel est noir : 6 en campagne, 4 en ville. C'est la mesure la plus simple de la qualité du ciel, et celle qui sert à poser une classe de Bortle.
Voir aussi Bortle (échelle de) Magnitude
- Messier
-
Catalogue dressé par Charles Messier au XVIIIᵉ siècle. Sa dernière version publiée, en 1781, compte 103 objets. Le XXᵉ siècle l'a porté à 110, en ajoutant des objets que Messier et Méchain avaient vus sans les inscrire. Messier ne cherchait pas des merveilles : il listait ce qu'il ne fallait pas confondre avec une comète. C'est resté la meilleure liste pour débuter.
- Météorite
-
Morceau de roche ou de métal venu de l'espace et tombé au sol. Dans l'espace, c'est un météoroïde, de 30 micromètres à 1 mètre environ selon l'Union astronomique internationale ; sa traînée de lumière dans l'atmosphère est un météore, l'étoile filante. Presque toutes les météorites viennent d'astéroïdes brisés, quelques-unes de la Lune ou de Mars. Les pluies d'étoiles filantes naissent, elles, des poussières laissées par une comète : les Perséides d'août, de la comète Swift-Tuttle.
Sources :
- Mise en station
-
Réglage qui aligne l'axe de la monture sur celui de la Terre. Une fois fait, le champ ne tourne plus et les poses peuvent durer. Il ne concerne que le mode équatorial : en azimutal, il n'y a rien à mettre en station.
Voir aussi Équatoriale (monture) Rotation de champ
- Mosaïque
-
Assemblage de plusieurs champs voisins en une seule image. On couvre ainsi une zone plus large que ce que l'instrument voit d'un coup. La finesse du détail reste celle d'origine.
N
- Nadir
-
Point opposé au zénith, à la verticale sous les pieds de l'observateur. La Terre le cache toujours : rien ne s'y observe.
Voir aussi Zénith
- Nébuleuse en émission
-
Nuage de gaz qui brille de sa propre lumière. Des étoiles proches l'excitent, et il réémet sur quelques couleurs très précises. C'est la famille qui répond le mieux au filtre duo-bande.
Voir aussi Duo-bande (filtre)
- Nébuleuse obscure
-
Nuage de poussière qui ne brille pas et ne renvoie aucune lumière. On ne la voit donc qu'en creux, parce qu'elle cache les étoiles derrière elle. La Tête de Cheval en est le cas d'école.
- Nébuleuse par réflexion
-
Nuage de poussière qui renvoie la lumière d'une étoile voisine, le plus souvent en bleu. Elle ne réagit pas au filtre duo-bande. Il lui faut un filtre large.
- Nébuleuse planétaire
-
Enveloppe de gaz rejetée par une étoile de masse moyenne, en fin de vie. Elle n'a rien à voir avec une planète. Le nom vient d'une confusion des premiers observateurs.
- NGC
-
New General Catalogue, publié en 1888 par John Dreyer. Il recense 7 840 objets du ciel profond. C'est le catalogue de référence, celui qu'on croise le plus.
O
- Oculaire
-
Petit bloc de lentilles placé au foyer d'une lunette ou d'un télescope, à travers lequel l'œil regarde : il agrandit l'image que forme l'objectif ou le miroir. Le grossissement vaut la focale de l'instrument divisée par celle de l'oculaire. Un télescope intelligent ne se regarde pas à travers un oculaire au sens classique : l'image vient de son capteur. Quand une version dite à oculaire existe, c'est un micro-écran qu'on regarde à travers des lentilles.
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La focale : elle est écrite en millimètres sur l'oculaire, et elle fixe le grossissement. Un instrument de 500 mm de focale grossit 20 fois avec un oculaire de 25 mm. Une focale courte grossit davantage, sur un champ plus étroit et une image plus sombre.
Le champ apparent : l'angle que l'image occupe pour l'œil, en degrés. Plus il est large, plus on a l'impression de plonger dans le ciel ; le morceau de ciel réellement couvert est bien plus petit, d'autant plus que le grossissement est fort.
Le coulant : le diamètre du tube qui entre dans le porte-oculaire. La plupart des oculaires font 31,75 mm, soit 1 ¼ pouce ; ceux à grand champ, 50,8 mm, soit 2 pouces.
Le relief d'œil : la distance à laquelle l'œil doit se tenir derrière la dernière lentille pour voir tout le champ. Plus il est grand, plus l'oculaire est confortable, surtout avec des lunettes.
Voir aussi Champ apparent Focale Lentille
- Offset (image d')
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Pose de durée nulle, ou presque, qui mesure le niveau que le capteur affiche même sans lumière. On l'appelle aussi bias. C'est le zéro de l'électronique, retranché avant tout le reste. Avec le dark et le flat, c'est le troisième des trois calibrages classiques.
Voir aussi Bias Dark (image de) Flat (image de)
- Opposition
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Moment où une planète se trouve à l'opposé du Soleil vu de la Terre. Elle passe alors au plus haut vers minuit, et elle est au plus près de nous. C'est la meilleure période pour l'observer, et cela ne vaut que pour les planètes plus lointaines que la Terre.
P
- Périhélie
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Point de l'orbite d'une planète ou d'une comète le plus proche du Soleil, où elle va le plus vite. La Terre y passe début janvier : en 2026, le 3 janvier à 18 h 16, heure légale française, à 147,1 millions de kilomètres du Soleil. Les saisons n'en dépendent pas : elles tiennent à l'inclinaison de l'axe de la Terre, et l'hiver de l'hémisphère nord tombe justement au périhélie.
- Pixel
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Le plus petit élément sensible d'un capteur, qui change la lumière reçue en charge électrique, puis en nombre ; on dit aussi photosite. Le mot vient de l'anglais « picture element ». Un pixel plein sature : une étoile trop brillante y sort blanche, sans nuance. Sa taille, en micromètres, compte autant que leur nombre : avec la focale, elle fixe le morceau de ciel que chaque pixel couvre, l'échantillonnage.
Voir aussi Capteur CMOS Échantillonnage Binning Gain
- Pixel shift
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Fonction de boîtier photo : le capteur se décale d'une fraction de pixel entre deux poses, et le logiciel recombine les images. Chaque pixel mesure alors les trois couleurs au lieu d'une seule, et la mosaïque de filtres colorés, dite de Bayer, cesse de brider la couleur. Le dithering, lui, décale l'instrument et non le capteur.
Voir aussi Capteur CMOS Échantillonnage Binning Dithering
- Planète
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Corps qui tourne autour du Soleil, assez massif pour que sa propre gravité l'arrondisse, et qui a fait place nette autour de son orbite. Ce sont les trois critères votés par l'Union astronomique internationale à Prague, le 24 août 2006 ; Pluton, qui ne remplit pas le troisième, est devenue ce jour-là une planète naine. Une planète ne produit pas de lumière : elle renvoie celle du Soleil. Hors du Système solaire, on parle d'exoplanète.
Voir aussi Exoplanète Astéroïde
- Pollution lumineuse
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Halo des villes qui éclaircit le fond du ciel et noie les objets faibles. Elle ne rend pas l'astrophotographie impossible. Elle allonge le temps de pose et rend le filtre plus utile.
- Pose unitaire
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Durée d'une seule photo, avant empilement. Elle va de 4 à 300 secondes. Deux choses la limitent : la précision du suivi et la rotation de champ.
Voir aussi Empilement
R
- Rapport d'ouverture
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Focale divisée par le diamètre, noté f/. Plus le nombre est petit, plus l'image se forme vite. Un f/2.2 accumule le signal plusieurs fois plus vite qu'un f/5.
- Rapport signal sur bruit
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Ce qui décide de la qualité finale de l'image. Il progresse comme la racine carrée du temps. Doubler le temps de pose total ne gagne qu'un facteur 1,4. Pour doubler la qualité, il faut quadrupler le temps.
Voir aussi Temps d'intégration
- Résolution astrométrique
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Le logiciel compare les étoiles qu'il voit à un catalogue. Il reconnaît ainsi le morceau de ciel, et en déduit où l'instrument pointe exactement. C'est ce qui permet à un télescope intelligent de se recaler seul.
- Rotation de champ
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Sur une monture azimutale, l'image tourne lentement au fil de la nuit. Les poses trop longues en gardent des étoiles allongées. C'est la raison d'être du mode équatorial.
Voir aussi Azimutale (monture)
S
- Seeing
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Agitation de l'air au-dessus de nous, qui brouille les détails fins. Le mot est anglais et reste employé tel quel. Un bon seeing compte parfois plus qu'un ciel noir, surtout sur les planètes.
- Sharpless
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Catalogue de 313 régions d'hydrogène ionisé, dressé par Stewart Sharpless en 1959. Ces objets sont très étendus et très faibles. Ils sont taillés pour le filtre duo-bande et les champs larges.
- Solstice
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Instant où le Soleil s'écarte le plus de l'équateur céleste, au nord en juin, au sud en décembre : de 23,44°, l'inclinaison de l'axe de la Terre sur son orbite. Le solstice de juin donne le jour le plus long de l'hémisphère nord, celui de décembre le plus court ; en 2026, le 21 juin à 10 h 24 et le 21 décembre à 21 h 50, heure légale française. Le mot vient du latin solstitium, le Soleil qui s'arrête : sa course vers le nord ou le sud semble marquer une pause.
Sources :
Voir aussi Équinoxe Déclinaison
- SQM (Sky Quality Meter)
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Petit appareil qui mesure la luminosité du fond de ciel. Il donne un nombre en magnitudes par seconde d'arc carrée : environ 22 sous un ciel d'exception, moins de 18 en ville. C'est la version chiffrée de l'échelle de Bortle, et elle ne dépend pas de la vue de l'observateur.
Voir aussi Bortle (échelle de) Pollution lumineuse
- Stacking
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Mot anglais pour l'empilement, employé tel quel en français. Il désigne exactement le même geste : additionner des poses pour n'en faire qu'une seule image.
Voir aussi Empilement
- STARVIS
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Famille de capteurs fabriqués par Sony. Ils sont éclairés par l'arrière, très sensibles au rouge profond et peu bruités. On les retrouve dans presque tous les télescopes intelligents récents.
- Suivi
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L'instrument tourne à la vitesse du ciel pour garder l'objet immobile sur le capteur. Sans lui, les étoiles deviennent des traits en quelques secondes. Sa précision fixe la durée maximale d'une pose unitaire.
Voir aussi Pose unitaire Mise en station
T
- Temps d'intégration
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Le temps de pose total sur un objet, c'est-à-dire la somme de toutes les poses empilées. Je l'affiche partout. C'est cette donnée qui explique la différence entre deux images du même objet.
Voir aussi Empilement Rapport signal sur bruit
- Transparence
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La capacité de l'air à laisser passer la lumière. Une nuit transparente est une nuit sans brume, sans humidité et sans poussière. Elle décide de ce qu'on peut atteindre en profondeur, alors que le seeing décide de la finesse. Les deux varient séparément : un ciel très transparent peut être très turbulent.
Voir aussi Seeing Bortle (échelle de)
V
- Vignettage
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Assombrissement progressif des bords de l'image par rapport au centre. Il vient de l'optique, pas du ciel. Sur un fond de ciel uniforme il se voit tout de suite. C'est exactement ce que le flat corrige.
Voir aussi Flat (image de) Rapport d'ouverture
- Vision amplifiée
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Empiler les images en direct, et les afficher sur un écran au fur et à mesure. En quelques secondes, on voit ce qu'un oculaire ne montrerait jamais. C'est l'argument d'origine du télescope intelligent.
- Voie lactée
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Notre galaxie, vue de l'intérieur. Elle forme une bande laiteuse qui traverse le ciel d'été. Il lui faut un ciel noir et un champ très large, pas un télescope.
Z
- Zénith
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Point du ciel situé exactement à la verticale au-dessus de l'observateur, à 90° de hauteur. Un objet qui en passe près traverse le moins d'atmosphère possible, et c'est là qu'il se voit le mieux. Le point opposé, sous les pieds, est le nadir.
Voir aussi Nadir